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Comment ça marche…la maintenance de la ligne N ?

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Publié le 1/10/2012

Chaque ligne possède son propre centre de maintenance qui entretient et veille perpétuellement sur son parc de matériel roulant.

Le notre est le Technicentre de Montrouge.

Il est basé au terminus de la ligne 13 Chatillon Montrouge, et peut accueillir en même temps 16 rames longues et 6 rames courtes.

Il gère à la fois le matériel TER et celui de la ligne N.

Je vous propose de découvrir ici le fonctionnement d’un centre de maintenance…

La mission d’un centre de maintenance vise à entretenir son parc roulant en organisant ses moyens selon deux niveaux de traitement, l’un préventif, l’autre curatif.

Pour ne pas perturber le service commercial des trains, les roulements (emplois du temps de chaque train) prévoient des temps d’immobilisations règlementaires durant lesquels sont organisés les différents niveaux de maintenance.

La maintenance préventive s’organise donc autour de 5 niveaux d’intervention, contrôlant chacun une partie définie du train à une fréquence déterminée, de manière à avoir en permanence, une vision complète et précise de la santé et de l’état du train.

Le niveau 1, par exemple, s’effectue tous les jours et se concentre sur les organes de sécurité, le niveau 2, tous les mois, permet un examen mécanique complet et le remplacement des pièces nécessaires ou programmées.

Le niveau 3, tous les 6 mois, immobilise la rame plusieurs jours et permet un examen approfondi sur l’ensemble des équipementsainsi que des test de sécurité…

C’est un peu comme un stand pour les voitures de courses.

Il ne doit réaliser que les interventions rapides qui ne ralentissent pas la course du train.

Et il n’y a qu’une fois la course terminée qu’il peut passer à l’action pour des interventions plus longues déjà programmées.

Mais en cas de dysfonctionnement sur un organe de sécurité…la course est immédiatement annulée.

C’est un cas extrême que l’on rencontre particulièrement en période de feuilles mortes, où l’usure est intensive et surtout brutale (un seul freinage peut détériorer un essieu) et peut provoquer l’immobilisation de rames pour un traitement d’urgence.

L’autre mission d’un centre de maintenance est le traitement curatif, c’est-à-dire la gestion des interventions inopinées.

Il ne s’agit donc plus d’entretien pour éviter un dysfonctionnement éventuel, mais bien de traiter en urgence l’incident détecté.

Pour cela, des voies sont spécialement équipées d’installations nécessaires aux différentes interventions (fosses, nacelles, ponts roulants…).

 

 

 

 

 

 

 

Selon les réparations à effectuer, le centre de Montrouge peut aussi recevoir le soutien du technicentre de Trappes, notamment pour les interventions de reprofilage, que nous verrons prochainement très en détail sur le blog…

Cette mutualisation permet aussi de répartir les charges d’un centre à l’autre pour éviter les situations d’engorgement tout en utilisant leur positionnement géographique sur la ligne pour limiter et réduire les délais d’acheminement.

Chaque centre joue ainsi son rôle préventif et curatif en utilisant les temps de repos des rames pour la réalisation des opérations de niveaux 1 et 2 et ses spécialités techniques pour les maintenances plus lourdes.

Les centres de maintenance travaillent aussi en association aves des centres dits « d’usine » spécialisés dans un organe défini qui prennent en charge des interventions trop spécifiques. Chacun dispose des installations adaptées à sa spécialité et gère les stocks nécessaires au centre de maintenance.

Le centre de Nevers centralise par exemple la maintenance des essieux, celui de Rennes, les freins, le centre du Mans gère les amortisseurs…

Lorsque l’organe est trop endommagé pour être traité au technicentre, c’est le centre d’usine qui prend le relais…

Un centre de maintenance possède donc une organisation très structurée, tant par le rôle des différents intervenants, que par sa gestion des interventions.

Il doit en permanence agir et anticiper la disponibilité d’accueil de ses installations ainsi que celle des rames à traiter pour ne pas engorger son centre en immobilisant des rames indispensables au service voyageur.

C’est une veille permanente sur les 58 rames du parc de la ligne N (sans compter le parc TER), qui doivent chaque jour être contrôlées et garanties conformes à l’ensemble des règles de sécurité.

Mais comment fait-on pour accueillir et traiter tant de trains dans un même espace ?

Comment est constitué un centre de maintenance ?

Nous le verrons très bientôt…

Un commentaire pour “Comment ça marche…la maintenance de la ligne N ?”

  1. BNC dit :

    Est-ce que vous avez eu des remaniements à faire sur le centre de maintenance quand vous faisiez le passage des petits gris vers les VB2N ? Est-ce que cela a impacté les opérations de maintenance sur vos trains (en les ralentissant) ?

    A quel point il faudrait idéalement anticiper l’arrivée d’un nouveau type de train dans un centre de maintenance pour que cela n’impacte pas les opérations en cours et celles à venir ?

Les commentaires sont fermés.