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Une lutte acharnée contre les dégradations…

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Publié le 29/01/2013

Nettoyage des tags sur la ligne NSuite…

Equipé d’un détergeant extrêmement puissant, d’une hotte pour en aspirer les vapeurs et d’un point d’eau (relié à une cuve de stockage de 3000litres pour traitement), l’agent retire, un à un les désolantes traces de nos tristes artistes.

Dans les périodes fastes, il traite en moyenne 300 têtières.

Une fois nettoyées et séchées, elles sont réinstallées à bords par les agents de maintenance avant d’être de nouveau détériorées puis retirées et renvoyées à l’atelier…

10% des fauteuils ainsi traités ne peuvent cependant être sauvés.

nettoyage des tags sur la ligne N

Ils sont alors remplacés par du neuf, lorsque cela est possible….et dans la mesure de stocks disponibles.

Pour vous donner une idée, lors d’une visite sur un train (classique) cet été, 129 têtières, 58 assises et 34 dossiers ont du être traités.

 

Si l’on ne procédait pas à un détagage permanent, le budget de remplacement des assises uniquement s’élèverait à 150000e pour une seule année !

Pour limiter au maximum ces dégradations en plein essors, les centres de maintenances équipent les trains de différents produits permettant de limiter les dégâts occasionnés, comme des sièges anti lacérations, des peintures et films anti graffitis ou encore anti rayures.

dégradation sur la ligne N Pelliculage sur la ligne N

Car les artistes ne se sentant pas la fibre coloristes, ont trouvés une malheureuse alternative.

Ils ne savent pas peindre ? Soit ! Ils graveront !

Et c’est ainsi que l’on retrouve à bord vitres et parois rayées, au cutter, couteau ou à l’acide !

Et s’il est possible, même difficilement, d’effacer un tag, une gravure est en revanche totalement irréversible.

Les trains sont donc peu à peu recouverts de ces films anti-rayures protégeant ainsi les vitres et les parois des toilettes principalement.

En cas de détérioration, le film est retiré puis remplacé.

Une équipe d’intérimaire à même été embauché pour faire face à ce fléau.

Entre avril et septembre, ils ont réalisé le remplacement de 1155 films anti-graffitis endommagés sur les VB2N (souvent les mêmes d’ailleurs…)

Au vue de l’ampleur du phénomène et des conséquences financières qu’il entraine, de nouveaux procédés de protections sont recherchés, mais les dégradations sont nombreuses et sournoises.

De nouveaux tags apparaissent chaque jours et les gravures se multiplient, mais la lutte ne se résume pas à limiter ou éviter les dégâts.

nettoyage ligne N remplacement de matériel suite au vandalisme

nettoyage ligne N anti tag

Ces artistes souhaitent se faire connaitre, certains y arrivent en étant interpellés lors de leur dégradations ou retrouvés grâces aux recherches et archivages des équipes SUGE attachés à la brigade anti-tags.

Ces interpellations sont de plus en plus fréquentes.

Espérons donc que nos courageux artistes connaitrons un jour la gloire, et verrons leur portrait immortalisés lors d’une procédure pénale, pour qui sait, peut être un jour, apprendre en prison à dessiner proprement sur un support cette fois ci légal.

21 commentaires pour “Une lutte acharnée contre les dégradations…”

  1. Article très intéressant Madame Berton, merci. Ce fléau ne touche pas seulement que les trains, mais aussi les murs, y compris dans les emprises de gare & Connexions et de RFF. En 2011, un tagueur avant remplacé la grande fresque « PARIS SAINT LAZARE » en « DEMY SAINT LADALE ». Et alors que nous étions plusieurs à nous en plaindre sur le blog de la ligne J, le tagueur en personne s’est inscrit sur le blog pour nous dire que nous ne comprenions rien à l’art urbain. Ah bon ? Désolé je dois allé vomir…

    Franck – Comité d’usagers de l’ouest francilien

    • EPPasser en mode normal dit :

      Même les nouveaux bâtiments à Pont Cardinet et la nouvelle station de lavage de St Lazare sont déjà tagués.

  2. Geronimoo dit :

    Ne faudrait-il pas envisager une présence systématique de controleurs dans les RER ?
    En termes de coût, de sentiment de sécurité pour les voyageurs et de respect (pieds sur les banquette, fumée, etc.) d’un cadre de vie dans lequel on peut passer beaucoup de temps, ce serait peut être un calcul et un choix à faire….

    • MM dit :

      Entièrement d’accord avec vous : c’est là qu’on voit que la priorité n’est pas l’emploi, la sécurité ou le confort mais bien le profit !

  3. JerePasser au statut dit :

    La dégradation qu’ils font avec leurs tags est tres moche je ne comprends pas pourquoi des gens font cela et a quoi ça leur sert? Une chose est sure ils sont vraiment betes pour ne pas etre vulgaire, cela coute cher a la SNCF et ça peut créer un sentiment d’insecurité. Un renforcement de la surveillance des rames jour et nuit est indispensable.

  4. Theo dit :

    Bonjour Amélie Breton . Hier , j’ai regarder un reportage en replay qui parlait de la violences dans les transports en communs , les vols , agressions … Il y a eu une grosse partie de l’enquêtes qui concernait .  » la dégradation des trains  » . Dans ce reportage, les journalistes ont suivis un groupes de tagueurs . Je suis très étonner car les tagueurs rentre comme un jeu d’enfants dans les rames en poussant tout simplement la porte . C’est hallucinant que l’accès à l’intérieur des trains soient aussi faciles . Pourquoi les portes sont elles déverrouiller . Pourquoi ne pas tout simplement les vérouillers ? Merci d’avance . Bonne fin de journée ! 🙂

    • Bonjour,
      Dans un train, pour des raisons de sécurité, les portes ne doivent pas être verrouillées.
      Lorsqu’il roule, il y a en revanche un système de pression qui permet et assure la fermeture des portes.
      En dessous d’une certaine vitesse, il y a ce que l’on appelle une dépression.
      A l’arrêt, comme il n’y a pas de pression, les portes peuvent être ouverte en forçant.
      Pour protéger le matériel, les dépôts et les garages sont clos, sécurisés par la présence de gardiens de nuit, et de caméras de surveillance.
      Pour améliorer la sécurité du site de Trappes où de fréquentes entrées et dégradations étaient constatées, un mur végétal composé de plantes particulièrement piquantes et résistantes a été disposé le long du dépôt fin 2012.
      Il en résulte que de 84 entrées en 2012, seules 28 ont eu lieu en 2013.
      Dont 11 faits de graffiti en 2012 et aucun à ce jour pour l’année 2014.

  5. Theo dit :

    Bonjour Amelie Breton ,
    Merci pour votre réponse et les feuilles piquantes , c’est une excellente idée mais comment cela se fait que même avec ces feuilles , des individus continue a entrer ? Comment cela se fait que si il y a des gardiens , les jeunes continue a taguer. Si il y a des tagueurs , les gardiens intervienne et puis terminer les tags . En ce qui concerne les portes , c’est a dire que lorsque un train est a l’arrêt car le signal est rouge , on peut a ce moment la ouvrir la porte ? Si c’est comme cela , en heure de pointe , cela peut être dangereux . Ou même des gamins qui s’amuse peuvent faire une catastrophe . J’espère que vous allez mieux m’éclairer … 🙂 merci d’avance .

    • JerePasser au statut dit :

      On peut ouvrir les portes même à l’arrêt lisez certains billets et commentaires sur un incident récent. Il suffit de tirer le signal d’alarme.

    • On parle ici de périmètres particulièrement vastes et ouverts.
      Malgré les clôtures et le gardiennage certains parviennent à s’introduire par effraction, comme pour les cambriolage, le nombre de dispositif de sécurité ne permet pas toujours une herméticité totale.
      Quand on parle d’ouverture de portes possible, il faut quand même insister sur le fait qu’il faut particulièrement forcer pour obtenir cette ouverture, rien à voir avec l’ouverture automatique que l’on obtient quotidiennement en actionnant la poignée.
      Et cela reste un geste interdit.
      Il s’agit par sécurité de pouvoir ouvrir les portes en cas de danger, mais cela ne doit être fait que sur autorisation de personnel SNCF.

    • romuald dit :

      Et voilà, vous faites pousser des plantes avec des feuilles qui une fois mortes vont sur les voies et engendrent des problèmes d’adhérence ! ! ! 🙂
      trève de plaisanterie, les portes d’un train ne sont verrouillées que lorsque le train est en service évidemment ( du fait qu’un conducteur les verrouille volontairement, le train ayant à son bord des voyageurs ) … un signale d’alarme ne déverrouillera les portes qu’un fois le train à l’arrêt … c’est bien le but du signal d’alarme en même temps …
      forcément, lorsque le train stationne sur faisceaux, garage, et qu’il n’est pas « en énergie » ( à la ratp on dit qu’il est « dépréparé », mais à la sncf c’est un fonctionnement différent donc surement un terme différent), pantographes descendus, lumières éteintes etc … les portes sont libérées, il n’y a plus d’air dans les vérins de portes ( moteurs de portes suivant le jargon ) …
      Theo, sachez que certains taggeurs connaissent très bien les trains, les accès, les façons de ne pas se faire chopper … sur le métro, ils savent bien que le rail de contact 750v est dangereux, qu’il ne faut pas marcher dessus … certains connaissent le matériel, leur année de mise en service etc etc ! ! ! j’ai moi même parfois été étonné de certaines vidéos faites par des taggeurs ! ! !

  6. Theo dit :

    Merci Jéré 🙂

  7. Theo dit :

    Bonjour Amelie Breton ,
    Merci pour votre réponse . 🙂

  8. BB7601Passer au statut dit :

    Bonjour,

    Pas tellement de rapport avec le sujet, mais je voulais juste signaler un problème vu aujourd’hui sur la rame C03 dans la 2ème voiture en partant du Bx : sur le RIPI de 17h31, à hauteur de La Verrière, ça a « disjoncté » (coupure de la ventilation et mise en éclairage réduit), puis quelques minutes plus tard un liquide s’est mis à couler abondement du plafond de la plateforme (celle côté Paris).

  9. Theo dit :

    Bonjour BB7601 ,
    Merci d’avoir remonter l’information , j’espère que Amélie Breton transfèrera au Technicentre et que la rame passe en priorité ! 🙂

  10. Bluebird43Passer en mode normal dit :

    Mme Breton,

    Quelques signalements concernant la rame C01. Beaucoup de tags à l’intérieur dans les premières voitures côté Paris (côté opposé de la locomotive) et le S.I.V. a des problèmes à mon avis de contact électrique ou informatique car ça apparaît soudainement et disparaît aussitôt…
    Puis franchement, toujours le C01, les rayures (ou signatures ?) « PVC » sur les côtés ne sont pas les bienvenus…Ces tags gravés s’y trouvent depuis déjà quelques mois.
    A quelle fréquence les peintures des trains sont refaites pour info ?

    Merci,
    Bien cordialement.

    • Bonjour
      Les travaux importants sont réalisés en technicentre industriel, ces opérations représentent un cout important ainsi qu’une immobilisation de la rame conséquente.
      Les travaux de maintenance ou de remise en état sont eux en revanche réalisés en centre de maintenance et sont programmés selon les besoins et disponibilités des rames.
      Pour les dégradations de type tag, différents produits existent et doivent être appliqués par des équipes spécialisées.
      Pour les dégradations « gravées » des pelliculages de films protecteurs sont appliqués et changés lorsque l’état le nécessite et l’immobilisation de la rame le permet.

    • BB7601Passer au statut dit :

      Par contre y aurait-t-il eu des rames de repelliculées ? Car j’ai vu la 7O resplendissante !

    • Bluebird43Passer en mode normal dit :

      @BB7601 : Oui, voilà, je pensais aussi que certaines rames s’étaient fait « repelliculer » comme celle-ci… Alors que d’autres sont en état assez pitoyable depuis quelques temps comme la C01… 🙁 Je pense que ça viendra un jour ?

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